Réaliser un croisement de cannabis (bases de la sélection)
Pour réaliser un croisement de cannabis, choisis un bon mâle (vigueur, structure, un frottement de tige bien odorant), isole-le pour que le pollen ne puisse pas dériver, puis récolte son pollen dans un sachet, tamise-le et conserve-le au sec et au froid. Dépose le pollen sur les pistils femelles réceptifs — blancs, dodus et dressés, généralement vers les semaines deux à trois de floraison — avec un pinceau fin, sur les branches choisies seulement, puis pulvérise le plant pour tuer le pollen errant. Les graines mûres (foncées, marbrées, à coque dure) arrivent 4 à 6 semaines après la pollinisation. Un croisement donne un éventail de descendants, pas des copies, alors une variété stable prend des générations.
Réaliser un croisement, c’est la partie concrète de la sélection : amener le pollen d’un mâle sur les pistils d’une femelle, exprès, sur les branches que tu choisis. Ce n’est pas difficile, mais la différence entre un croisement contrôlé et le désastre ensemencé du Semeur tient dans les détails. Voici comment le faire proprement.
La version courte :
- Choisis un bon mâle — vigueur, structure, un frottement de tige bien odorant — pas juste le premier
- Isole le mâle pour que le pollen ne puisse pas dériver vers tes femelles en floraison
- Récolte le pollen dans un sachet, tamise-le et conserve-le au sec et au froid
- Pollinise les pistils réceptifs (blancs, dressés) au pinceau, sur les branches choisies seulement
- Les graines mûres (foncées, dures, marbrées) arrivent 4 à 6 semaines après la pollinisation
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Comment choisir et isoler le mâle ?
Le mâle apporte la moitié de la génétique, alors n’attrape pas juste le premier qui a du pollen (l’erreur de l’Entremetteur — choisir un père à l’arrêt de bus). Évalue-le : vigueur (croissance rapide et forte), structure (entre-nœuds serrés, charpente autoportante — la structure est héréditaire), et un frottement de tige (frotte la tige et sens — odorant et complexe, c’est prometteur ; fade ou herbacé, c’est un avertissement). Tu ne peux pas voir les traits cachés d’un mâle — densité des têtes, terpènes, résine — alors les sélectionneurs sérieux jugent finalement un mâle en cultivant sa descendance. Puis isole-le : dès qu’il montre des pré-fleurs, déplace-le dans une pièce ou une tente séparée, parce que le pollen est microscopique et voyage sur l’air, les vêtements et les mains. Change de chemise et lave-toi avant de retourner aux femelles — un grain suffit à ensemencer une récolte.
Comment récolter et utiliser le pollen ?
Récolter : quand les sacs du mâle paraissent gonflés et prêts à s’ouvrir, glisse un sachet en papier ou une enveloppe en parchemin sur une branche, fixe-le à la base et laisse-le quelques jours ; les sacs s’ouvrent à l’intérieur et le pollen s’accumule au fond. Secoue doucement, retire avec soin, et tamise à travers un fin maillage pour retirer les débris. Conserve-le dans un petit contenant hermétique avec un sachet déshydratant de silice au congélateur — viable de quelques semaines à un ou deux mois — et ne le congèle et décongèle pas à répétition (DIG stocke parchemin et pinceaux). Polliniser : le moment compte — tu veux les pistils de la femelle blancs, turgescents et dressés, généralement vers les semaines deux à trois de floraison (les pistils bruns ont passé la réceptivité). Dépose le pollen sur les pistils des branches choisies seulement avec un pinceau fin et propre, ensache cette branche 48 heures pour contenir le pollen errant, puis retire le sachet et pulvérise le plant à l’eau pour tuer le pollen libre avant qu’il n’atteigne les fleurs non pollinisées.
Et ensuite, que se passe-t-il ?
La branche pollinisée détourne l’énergie de la fleur vers le développement des graines (certains cultivateurs montent un peu l’azote pour le soutenir), tandis que les branches non pollinisées continuent de fleurir normalement — si bien que tu récoltes à la fois des graines et de la fleur fumable sur un seul plant bien planifié. La maturité des graines arrive 4 à 6 semaines après la pollinisation : ouvre un calice et une graine mûre est brun foncé ou grise avec une marbrure tigrée et une coque dure qui ne s’écrase pas entre le doigt et le pouce ; les graines vertes, blanches ou pâles sont immatures et ne germeront pas de façon fiable. Et voici le hic honnête — réaliser le croisement est la partie facile. Ces graines ne seront pas des copies du parent qui te plaisait ; un seul croisement donne un éventail de descendants, et c’est pourquoi transformer un croisement en une variété réellement stable prend des générations de sélection. Mais pour croiser deux plants que tu aimes et obtenir des graines viables, c’est la méthode.
Questions fréquentes
Comment polliniser un plant de cannabis ?
Récolte le pollen d'un mâle isolé, puis dépose-le sur les pistils blancs réceptifs des branches femelles choisies avec un pinceau fin. Ensache la branche brièvement, puis pulvérise le plant pour tuer le pollen errant.
Quand les pistils sont-ils prêts à être pollinisés ?
Quand ils sont blancs, dodus et dressés — généralement vers les semaines deux à trois de floraison. Les pistils déjà bruns et recourbés ont passé leur pic de réceptivité.
Combien de temps avant que les graines soient prêtes ?
Environ 4 à 6 semaines après la pollinisation. Les graines mûres sont foncées, marbrées et à coque dure ; les graines pâles ou vertes sont immatures et ne germent pas de façon fiable.